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Intervention de M. le Ministre des Affaires Etrangères lors de la réunion extraordinaire du conseil ministériel de la Ligue arabe

Dans son intervention lors de la réunion extraordinaire du conseil ministériel de la Ligue arabe, M. Mourad MEDELCI, Ministre des Affaires Etrangères, a fait part de la profonde inquiétude de l'Algérie à l'égard de la situation en Libye marquée par "une escalade de la tension et une impossibilité d'ouvrir un dialogue".

 

"La situation en Libye est plus que tragique pour les frères libyens car marquée par des tueries et une destruction outre le nombre important de personnes fuyant vers les frontières avec l'Algérie et tous les pays voisins", a indiqué M. MEDELCI.

Il a ajouté que le grave dérapage que connaît la Libye, et marqué par une prolifération d'armes sans précédent, constitue "une menace directe pour la paix et la sécurité dans la région", rappelant que l'Algérie adhère aux efforts de la communauté internationale visant la cessation immédiate des violences à même de permettre un retour de la sécurité et de la stabilité dans le pays.

Il citera à ce propos, les conclusions de la réunion du 2 mars lors de laquelle les chefs de la diplomatie arabe ont exprimé leur refus catégorique de toute ingérence étrangère, insistant sur la nécessité d'une coordination permanente avec les organisations compétentes de l'Union africaine (UA), particulièrement après la position constructive prise par celle-ci lors de sa réunion de vendredi.

Concernant "la zone d'exclusion aérienne en Libye", encore en débat et pour la première fois au niveau du conseil de la Ligue arabe, il dira que cette mesure "est du seul ressort du conseil de sécurité et ne saura en aucune manière être prise en dehors de ce cadre et conformément aux mécanismes et mesures de la Charte des Nations-unies".

Le conseil de sécurité, a-t-il dit, avait affirmé dans sa résolution 1970 en date du 26 février 2011, qu'"il mesurait sa responsabilité principale en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales".

M. MEDELCI a, d'autre part, estimé important de sortir avec une position en adéquation avec la situation prévalant en Libye. "Notre conseil, a-t-il poursuivi, se doit d'appeler les Libyens, autorité et opposition, à la cessation immédiate des violences et à l'ouverture d'un dialogue en vue d'un règlement des problèmes et d'un retour de la stabilité et de la sécurité".

La réunion de ce jour "devra également décider de la création d'une commission d'enquête et de suivi de la situation en Libye qui présentera un rapport détaillé à la prochaine réunion des ministres arabes des Affaires étrangères", a-t-il enfin affirmé

Déclaration de M. le Ministre des Affaires Etrangères sur la situation en Libye

Le Ministre des Affaires Etrangères, M.Mourad MEDELCI, a affirmé, dans un entretien accordé à la télévision mexicaine TELEVISA, que "La préoccupation la plus importante aujourd'hui c'est d'arrêter l'effusion de sang, ça c'est le plus important, et tout ce que la communauté internationale peut faire pour obtenir ce résultat, nous y apportons notre caution et note soutien".


"Même si les chiffres sont quelquefois contradictoires, la tendance lourde indique bien que les jours qui viennent de s'écouler en Libye ont été des jours extrêmement sanglants", a ajouté M. le Ministre.


Il a également souligné qu"on ne pourrait rien faire et personne ne pourra rien faire si nous ne marquons pas très rapidement une pause durable pour pouvoir reconstruire les institutions de ce pays comme l'entend le peuple libyen, lui même, parce que personne n'ira lui dire comment il faut faire"


M. MEDELCI a expliqué que "la position de l'Algérie est celle du retour à la paix, du retour au dialogue, et son espoir est que la paix et le dialogue puissent donner à l'ensemble des pays de la région la possibilité de mieux explorer les atouts qui sont importants pour chacun de ces pays, les atouts humains en particulier, et de faire en sorte que les hommes et les femmes de ces pays se sentent d'avantage engagés dans la construction de leur avenir".

Le Ministre des Affaires Etrangères a indiqué, en outre, que l'Algérie entretient des relations "extrêmement importantes" avec les pays voisins, pas seulement au plan économique, mais également au plan humain.

Il a ajouté que ce ne sont pas seulement des pays voisins mais des pays frères et ce qui se passe en Tunisie, en Libye et même en Egypte, concerne l'Algérie au plus haut point.

M. MEDELCI a, toutefois, relevé la nécessité de mettre "de la raison dans nos analyses et surtout dans nos actes, et la raison aujourd'hui nous commande d'apporter des contributions, même modestes mais positives, pour accompagner ce qui se passe en Tunisie, ce qui se passe en Egypte".

Il s'agit, pour le chef de la diplomatie algérienne, de "faire en sorte que ces deux pays qui ont connu des changements structurels puissent se donner de nouvelles institutions plus fortes encore, qui peuvent contribuer à faire de ces deux pays, des pays encore plus performants pour eux-mêmes, pour leurs citoyens et pour la communauté régionale dans laquelle nous sommes nous mêmes inscrits".

M. MEDELCI a participé au segment de haut niveau de la 16ème session du Conseil de l'ONU des droits de l'Homme

Le Ministre des Affaires Etrangères, M. Mourad MEDELCI, a pris part, le 01 Mars 2011, à Genève, au segment de haut niveau de la 16ème session du Conseil des Nations unies des droits de l'Homme.

 

Ce segment de haut niveau, qui se tient une fois chaque année, permet aux hauts responsables des différents pays de s'adresser au Conseil des droits de l'Homme pour évoquer les questions d'intérêt pour leurs gouvernements respectifs en matière des droits de l'Homme.

Lors de cette session, le chef de la diplomatie algérienne a prononcé un discours traitant notamment des réalisations du gouvernement algérien dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l'Homme, durant l'année écoulée.

M. MEDELCI a abordé, également, les importantes décisions prises par le Président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, lors du dernier Conseil des ministres, en particulier la levée de l'état d'urgence ainsi que les mesures économiques et sociales en faveur des jeunes.

En marge des travaux, M. le Ministre s'est entretenu avec certains de ses homologues qui prendront part à cette session.

Intervention de M. le Ministre des Affaires Etrangères au Conseil des droits de l'homme à Genève

Le Ministre des Affaires Etrangères, M. Mourad MEDELCI, a plaidé, le 01 Mars 2011, à Genève pour la préservation de la crédibilité du Conseil des droits de l'homme.

 

"Le Conseil est un outil précieux de promotion et de protection des droits de l'homme. Il faudra, cependant, tel un vigile engagé et impartial de la conscience de l'Humanité, préserver sa crédibilité qu'on a tendance, à tort, à ne questionner que lorsque notre Conseil ne s'inscrit pas dans le sillage des stratégies de puissances", a indiqué M. MEDELCI dans un discours prononcé devant la 16ème session du Conseil des droits de l'homme.

Le ministre des Affaires étrangères a souligné que "l'Algérie a témoigné son attachement au renforcement de l'action du Conseil" et "n'a cessé d'appeler au strict respect de l'égalité en droits et en devoir des Etats, comme antidote aux instrumentalisations fréquentes et à la pratique, hélas récurrente, des deux poids deux mesure".

Il a rappelé, dans ce contexte, que l'"Algérie a oeuvré pour que l'intérêt de nos valeurs communes prime, à tout moment, sur celles qui sont dictées par les intérêts de chacun".

M. MEDELCI a ajouté que l'Algérie "s'est pleinement engagée d'emblée dans la conduite consensuelle du processus d'édification du Conseil", dont elle figure parmi les membres fondateurs, et, "fidèle à sa ligne de conduite, s'est investie dans la réflexion sur la révision de son fonctionnement et de ses méthodes de travail".

Il a relevé que l'Algérie "souligne, également, le besoin ressenti d'ailleurs par un grand membres de pays, de relancer l'action de rationalisation du travail des procédures spéciales et de mise en harmonie des cycles de leurs rapports au Conseil des droits de l'homme et à l'Assemblée générale", regrettant "qu'il n'y ait pas eu consensus sur cette mesure de simple bon sens".

Le ministre a souligné, en outre, que l'Algérie "qui a eu le privilège d'être, en avril 2008, parmi les premiers pays soumis à l'examen périodique universel, a trouvé, dans les recommandations qu'elles a approuvées, une source d'inspiration dans la poursuite de son action nationale en faveur des droits de l'homme".

"Il en est, ainsi, des recommandations relatives à l'examen de l'interdépendance entre la sécurité et les libertés fondamentales, au partage de l'expérience de lutte contre le terrorisme, à la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, à la liberté religieuse, à la coopération avec le Comité des droits de l'homme et le rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste", a-t-il précisé.

"C'est précisément, dans ce contexte, qu'elle a suggéré la tenue, dans le cadre du Conseil, d'un panel qui puisse débattre des dimensions humanitaires, conséquentes aux prises d'otages", a-t-il ajouté.

M. MEDELCI a rappelé, d'autre part, que l'Algérie a procédé à la levée officielle de l'état d'urgence et que le chef de l'Etat "a fait confirmer, en Conseil des ministres, la nécessité pour les médias audiovisuels d'assurer la couverture des activités de l'ensemble des partis et organisations nationales agrées, et leur ouvrir équitablement leurs canaux".

"L'Algérie aura, ainsi, répondu à l'essentiel des recommandations qu'elle a acceptées, lors de l'examen de son rapport que j'avais eu le privilège de présenter devant le Conseil des droits de l'homme au nom de mon pays", a affirmé le ministre des Affaires étrangères.

Abordant la situation dans les pays voisins de l’Algérie, M. MEDELCI a noté que "l'accélération de l'histoire dans cette région, dont nous sommes à la fois témoins et acteurs, ne saurait éclipser la situation de non-droit dans laquelle se débattent les peuples palestinien et sahraoui".

"Elle ne saurait, non plus, légitimer les silences qui confinent au renoncement aux principes fondateurs des Nations unies, face à des cas avérés de violations des droits de l'homme. Le devoir de protection ne saurait être sélectif. En Palestine, comme au Sahara occidental, l'occupation étrangère alimente une violation des droits de l'homme et du droit international humanitaire", a-t-il déploré.

Sur un autre chapitre, M. MEDELCI a indiqué qu'"en maintenant ses efforts pour le règlement de la question des disparus dans le cadre, notamment, de la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, l'Algérie a poursuivi sa collaboration et sa coopération avec le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires".

"Ce groupe est attendu à Alger pour documenter des cas pendants dont la grande majorité aura ainsi été élucidée", a-t-il souligné.
D'autre part, le ministre a relevé que l'Algérie observe depuis 1993 un moratoire sur la peiner de mort, appui depuis trois ans la résolution de l'Assemblée générale portant sur la peine de mort et participe, depuis sa création, au groupe d'appui intergouvernemental à la Commission internationale contre la peine de mort.

Au plan de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels, il a évoqué les différents plans de développement conduits depuis une décennie et qui ont impulsé des "avancées qualitatives sans précédent" sur le niveau et la qualité de vie des Algériens.

Concernant les huit Objectifs du millénaire pour le développement, il a souligné que l'Algérie en a déjà atteints trois. Il s'agit de ceux afférents à la réduction de l'extrême pauvreté et de la faim, à l'éducation primaire pour tous et à la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et autres maladies. "Elle atteindra bientôt les objectifs prescrits en matière de réduction de la mortalité infantile, ainsi que d'amélioration de la santé maternelle", a-t-il dit.

M. MEDELCI : l'Algérie "respecte" les peuples tunisiens et égyptiens

L'Algérie "respecte" les peuples et les gouvernements qui sont l'émanation de ces peuples, a indiqué M. Mourad Medelci, Ministre des Affaires Etrangères, le 02 Février 2011 à Alger, en réaction aux évènements de Tunisie et d'Egypte.

 

"Notre position est fondée sur le respect des peuples, mais cela ne veut pas dire que nous ne traitons pas avec les gouvernements. Au contraire, nous devons traiter avec eux car ils sont désignés par ces peuples", a déclaré M. MEDELCI à la presse en réponse à une question sur la position de l'Algérie sur la situation prévalant en Tunisie et en Egypte.



"L'Algérie entretient des relations historiques avec la Tunisie et l'Egypte", a ajouté M. MEDELCI en marge de la cérémonie de clôture de la session d'automne du Conseil de la Nation.



"L'Algérie tendra toujours sa main pour aider les peuples des ces deux pays", a affirmé le Ministre, soulignant que "ces relations demeureront fortes et puissantes".



Concernant la communauté algérienne établie en Egypte, il a assuré que son département est en contact permanent avec l'ambassade d'Algérie au Caire, ajoutant que "toutes les dispositions ont été prises pour le rapatriement des Algériens désireux de rentrer au pays".



"A ce jour, quelque 120 Algériens ont pris attache avec notre ambassade en Egypte pour leur rapatriement", a indiqué le Ministre.



Il a précisé que le premier groupe qui sera rapatrié ce mercredi, à bord d'un avion spécial, comprendra les deux équipes féminines de volley-ball, le GS Pétrolier et le NC Bejaia, qui devaient prendre part à la coupe arabe des clubs prévue à Alexandrie.



Un autre groupe de membres de la communauté algérienne regagnera l'Algérie jeudi, a-t-il ajouté.

M. BENATTALAH en visite de travail en Allemagne

M. Halim BENATTALAH, Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Chargé de la Communauté Nationale à l'Etranger, a effectué une visite de travail en Allemagne du 29 au 31 Janvier 2011.



Cette visite, qui témoigne de l'intérêt accordé au plus haut niveau de l'Etat à la situation de la communauté algérienne établie à l'étranger, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, visant la prise en charge des préoccupations et des aspirations de cette communauté.

 

Lors de cette visite, M. Benattallah a rencontré, le 29 Janvier à Bonn, les représentants de la communauté dans cette région et le 30 Janvier au siège de l’Ambassade d’Algérie à Berlin, les membres de la communauté nationale établie dans la circonscription de Berlin.

 

Il a indiqué dans son intervention que son déplacement en Allemagne entre dans le cadre de visites pour rencontrer la communauté nationale à travers le monde en vue d’établir un pont entre le pays et les citoyens établis à l’étranger par le dialogue et la communication.

 

M. le Secrétaire d’Etat a annoncé, à cette occasion, la décision prise par le Gouvernement algérien de mettre en œuvre deux mesures en faveur de la communauté nationale établie à l’étranger à savoir :

- l’enseignement de la langue nationale d’abord et ensuite amazigh à distance par Internet avec suivi du Ministère de l’Education Nationale et sanctionné de diplôme reconnu à chaque niveau,

- l’ouverture par la SAA d’un compte bancaire dans chaque pays pour prendre en charge le rapatriement des corps des défunts décédés à l’étranger.

 

La rencontre a enregistré un débat marqué par la franchise et la sincérité et a permis aux membres de la communauté nationale d’exprimer leurs préoccupations.

Par ailleurs, M. Benattallah s'est entretenu, le 31 Janvier 2011, avec M. Klaus-Dieter Fritsche, Secrétaire d'Etat au Ministère fédéral de l'Intérieur. M. Madjid Bouguerra, Ambassadeur d’Algérie à Berlin a assisté à cette rencontre.

 

L’entretien a porté sur les conditions d’établissement des ressortissants algériens en Allemagne, l’application de l’accord de réadmission de 1997 et les facilitations des procédures d’octroi de visas aux ressortissants des deux pays.

 

M. Benattallah s’est félicité du développement substantiel de la coopération et des échanges entre les pays au lendemain de l’importante visite du Président de la République Abdelaziz Bouteflika et a souhaité que les deux pays mettent à profit cette dynamique pour intégrer la dimension humaine dans les relations entre les deux pays.

 

M. Frische a pour sa part exprimé la satisfaction de l’Allemagne au sujet de la bonne intégration de la communauté algérienne en Allemagne et de la manière avec laquelle l’accord de réadmission est appliqué par les deux parties. Réagissant au souhait exprimé par M. Benattallah, il marqué sa disponibilité à examiner les mesures de facilitation des procédures d’octroi de visas aux ressortissants des deux pays. Par ailleurs, et en réponse à une préoccupation exprimée par M. Halim Benattallah au sujet de la reconnaissance des diplômes, il a annoncé que le Gouvernement fédéral va faire adopter avant la fin de l’année une loi qui prendra en charge cette préoccupation. Enfin, la partie allemande a été informée du lancement de négociation d’un accord bilatéral en matière de sécurité sociale.

Mourad Medelci a représenté M. le président de la République au sommet de l'UA

M. Mourad Medelci, Ministre des Affaires Etrangères, a représenté le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, aux travaux de la 16e session ordinaire de la Conférence des Chefs d'état et de gouvernement de l'Union africaine (UA) qui s’est tenu à Addis-Abeba (Ethiopie) les 30 et 31 janvier 2011.

 

Outre sa participation aux débats sur le thème central de cette conférence qui a porté sur les valeurs partagées : "pour une plus grande unité et intégration en Afrique", M. Medelci a pris part au débat sur les questions inscrites à l'ordre du jour, au nombre desquelles figurent, notamment, les situations de crise et les conflits en Afrique.

 

La conférence a abordé, également, d'autres questions relatives à l'intégration et au développement économique et social du continent, ainsi que les partenariats entre l'Afrique et les autres régions du monde.

 

Le sommet a fait, dans ce cadre, le point sur l'évolution des partenariats, à travers les résultats du 2ème sommet afro-arabe, tenu à Syrte le 30 octobre 2010, et du 3e sommet Afrique-Union européenne, qui a eu lieu à Tripoli les 29 et 30 novembre 2010.

 

M. Medelci a participé, aussi, aux travaux du sommet du Comité des Chefs d'Etat et de gouvernement chargés de l'orientation du NEPAD, de la réunion du Mécanisme d'évaluation par les pairs (MAEP) et celui du Comité des Dix au niveau des Chefs d'Etat et du gouvernement sur la réforme des Nations unies, qui ont eu lieu à Addis-Abeba à la même période.

Participation de M. le Président de la République au 2e sommet arabe économique et social

M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, Président de la République, a pris part au 2e sommet arabe économique et social qui s’est tenu, les 19 et 20 janvier 2011, à Charm El-Cheikh (Egypte).


Les dirigeants arabes ont adopté à l'issue des travaux de ce sommet une déclaration soulignant l'importance de développer le système d'action commune arabe et ses mécanismes et de mettre en œuvre les projets à caractère prioritaire.


Parmi les priorités de l'action arabe commune, la déclaration cite notamment la sécurité alimentaire et la sécurité des ressources en eau, dans un contexte marqué par la raréfaction de ressources hydriques du fait des changements climatiques.


Les dirigeants arabes ont également souligné la nécessité de faire de l'emploi des jeunes une priorité, en vue de juguler le chômage, et de renforcer la coopération arabe dans ce domaine.

Message de M. le Président de la République à la suite de l’attentat d’Alexandrie

M. le Président de la République

M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République a adressé, le 02 Janvier 2011, un message de condoléance à son homologue égyptien à la suite de l’attentat commis le 31 Décembre 2010 contre une église à Alexandrie dont ci-après le texte :

 

« C'est avec une grande tristesse et une profonde affliction que j'ai appris la douloureuse nouvelle du crime terroriste qui a ciblé l'église  des Saints (Al-Qiddissine) à Alexandrie faisant d'innocentes victimes parmi les citoyens égyptiens ».

 

« Je demeure convaincu que cet horrible acte criminel qui nous a tant peinés, le peuple algérien et moi-même, ne fera que renforcer la volonté du peuple égyptien et raffermir sa détermination à aller de l'avant, lui qui a toujours su faire preuve de solidarité dans les circonstances les plus éprouvantes ».

M. MEDELCI s'entretient avec le Président du Conseil des hommes d'affaires méditerranéens

M. Mourad MEDELCI, Ministre des Affaires Etrangères

La coopération économique et les perspectives de partenariat ont constitué le thème dominant d'un entretien, le 29 Décembre 2010 à Alger, entre M. Mourad MEDELCI, Ministre des Affaires Etrangères, et le Président du Conseil des hommes d'affaires méditerranéens (Ecomed) et du Conseil de coopération économique (CEE), M. Andrea Canino.

 

L'entretien a porté sur "la coopération économique et les perspectives de partenariat s'articulant autour de projets concrets à inscrire dans le cadre d'une vision partagée dans le cadre de l'initiative Ecomed et de l'initiative dite de Lisbonne (stratégie 2020)".


La visite de M. Canino s'inscrit dans le cadre de "l'élaboration d'une étude sur une typologie de projets concrets qui pourraient être développés sous forme de partenariats public/privé dans les secteurs prioritaires liés à l'énergie, à l'eau, à la santé, aux télécommunications, aux transports et aux infrastructures".


L'Ecomed et le CEE regroupent respectivement les opérateurs économiques des pays méditerranéens de la rive sud (Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Tunisie) et ceux des pays de l'arc latin (Espagne, France, Italie, Portugal).

Intervention de M. Messahel à l’occasion du 4e congrès arabe sur l’enfance

L'Algérie a réalisé de grandes avancées grâce aux investissements massifs consentis dans le développement humain, a souligné, le 20 Décembre à Marrakech, le Ministre délégué chargé des Affaires Maghrébines et Africaines.

 

M. Messahel qui a relevé, lors de son intervention au 4ème Congrès arabe de haut niveau sur les droits de l'enfant, que "la protection des enfants et la garantie des meilleures conditions pour leur épanouissement physique et intellectuel sont en effet au centre de la politique nationale et du programme du président de la République", a affirmé que "les investissements massifs consentis dans le développement humain ont permis à l'Algérie de réaliser de grandes avancées".

 

Il a rappelé, dans ce cadre, que "l'Algérie a instauré, dès le recouvrement de son indépendance, l'obligation et la gratuité de la scolarisation pour les garçons comme pour les filles, ainsi que la gratuité de la médecine, doublée de la mise en place d'un vaste réseau de santé maternelle et infantile visant notamment la couverture vaccinale universelle des enfants".

 

M. le Ministre a indiqué, par ailleurs, que 40% des ressources du programme d'investissement public 2010-2014 sont allouées aux secteurs de l'éducation et de la santé, dans le but, a-t-il expliqué, de résorber "certaines faiblesses encore constatées".

 

S'agissant du dispositif législatif et réglementaire relatif à l'épanouissement et à la protection des enfants, M. Messahel a souligné que l'Algérie "a consacré les droits de l'enfant dans sa Constitution et son dispositif législatif notamment la loi sur la santé, le Code de la nationalité, le code pénal, le code de la famille".

 

"Les aménagements apportés à la législation la mettent en conformité avec les dispositions des conventions internationales et régionales auxquelles elle a adhéré", a-t-il expliqué.

 

Parmi ces aménagements, il a cité, à titre d'exemple, les naissances qui sont "déclarées à près de 99% à l'état civil", la nationalité algérienne d'origine qui "peut être transmise aussi bien par le père que par la mère" et "les dispositions du code de la famille qui prennent en considération l'intérêt supérieur de l'enfant".

 

M. Messahel a affirmé, en outre, que "des mesures de protection contre la maltraitance sont prévues par la législation et les châtiments corporels à l'école sont prohibés".

 

Cette protection, a-t-il dit, s'étend aussi aux fléaux sociaux tels que le trafic et l'usage des stupéfiants.

 

"Un dispositif de protection sociale très étendu prend en charge les enfants défavorisés, tels que les handicapés, les malades chroniques, les victimes du terrorisme ou ceux issus de familles à bas revenus", a-t-il ajouté.

 

Relevant que le gouvernement algérien a adopté, en 2008, un plan d'action 2008-2015 dédié à la protection de l'enfance, M. Messahel a expliqué que ce plan "est inspiré des dispositions des instruments internationaux et régionaux auxquels l'Algérie est partie".

 

Le ministre délégué a expliqué que "ce plan a été élaboré selon une approche participative, associant les organismes gouvernementaux, la société civile, des enfants et des adolescents de toutes les régions du pays et les organisations internationales dédiées à l'enfance", ajoutant que ce plan d'action "ambitionne d'enraciner dans la conscience du public et dans la pratique de l'ensemble des institutions, une véritable culture des droits de l'enfant et d'effectuer de nouvelles avancées vers leur pleine réalisation".

 

Il a souligné, dans le même cadre, que ce plan d'action "est articulé autour d'objectifs précis pour parachever, à l'horizon 2015, la démarche engagée depuis l'indépendance et approfondie, au cours de la dernière décennie, pour que les enfants algériens aient tous les atouts en mains pour une existence meilleure et saine, un accès optimal aux bienfaits de l'éducation et la formation, la réalisation de leurs droits économiques et leur protection contre les fléaux sociaux sous toutes leurs formes".

 

Des mécanismes de suivi, a-t-il également indiqué, "sont prévus, pour assurer la coordination interministérielle nécessaire pour couvrir tout le champ des droits de l'enfant et aménager l'espace approprié pour la participation continue de la société civile et des enfants et adolescents en tant que partenaires des pouvoirs publics".

 

Il a mis en exergue, dans le même contexte, la mise en place récemment d'un Conseil national de la femme et de la famille appelé, a-t-il expliqué, à "formuler des recommandations pour l'adaptation en cas de besoin de politiques liées aux questions de l'enfance".

 

D'autre part, M. Messahel a indiqué à l'adresse des participants au congrès de Marrakech que le deuxième Plan d'action régional arabe pour l'enfance 2004-2015, adopté en 2004 par le Sommet arabe de Tunis, et dont la mise en œuvre sera évaluée lors de ce congrès, "constitue une précieuse plateforme pour la coordination" entre les pays arabes.

 

Ce plan, a-t-il ajouté, "nous permettra, d'une part, d'entretenir la dynamique en cours et, d'autre part, de veiller à projeter vers le monde extérieur une image plus fidèle des acquis enregistrés dans la promotion de la situation des enfants dans le monde arabe".

 

Le ministre délégué a mis l'accent dans son intervention sur "le drame que fait subir aux enfants palestiniens, la brutale occupation israélienne".

 

"Cette tribune consacrée aux droits de l'enfant, que l'on peut considérer en fait comme les premiers parmi tous les droits de l'homme, ne saurait rester silencieuse face aux violations massives des droits de l'enfant palestinien, qui se poursuivent depuis plusieurs générations", a souligné M. Messahel.