Außenminister Mourad MEDELCI hat sich am 1. März 2011 in Genf dafür eingesetzt, dass der Menschenrechtsrat seine Glaubwürdigkeit nicht verliert:
"Le Conseil est un outil précieux de promotion et de protection des droits de l'homme. Il faudra, cependant, tel un vigile engagé et impartial de la conscience de l'Humanité, préserver sa crédibilité qu'on a tendance, à tort, à ne questionner que lorsque notre Conseil ne s'inscrit pas dans le sillage des stratégies de puissances", a indiqué M. MEDELCI dans un discours prononcé devant la 16ème session du Conseil des droits de l'homme.
Le ministre des Affaires étrangères a souligné que "l'Algérie a témoigné son attachement au renforcement de l'action du Conseil" et "n'a cessé d'appeler au strict respect de l'égalité en droits et en devoir des Etats, comme antidote aux instrumentalisations fréquentes et à la pratique, hélas récurrente, des deux poids deux mesure".
Il a rappelé, dans ce contexte, que l'"Algérie a oeuvré pour que l'intérêt de nos valeurs communes prime, à tout moment, sur celles qui sont dictées par les intérêts de chacun".
M. MEDELCI a ajouté que l'Algérie "s'est pleinement engagée d'emblée dans la conduite consensuelle du processus d'édification du Conseil", dont elle figure parmi les membres fondateurs, et, "fidèle à sa ligne de conduite, s'est investie dans la réflexion sur la révision de son fonctionnement et de ses méthodes de travail".
Il a relevé que l'Algérie "souligne, également, le besoin ressenti d'ailleurs par un grand membres de pays, de relancer l'action de rationalisation du travail des procédures spéciales et de mise en harmonie des cycles de leurs rapports au Conseil des droits de l'homme et à l'Assemblée générale", regrettant "qu'il n'y ait pas eu consensus sur cette mesure de simple bon sens".
Le ministre a souligné, en outre, que l'Algérie "qui a eu le privilège d'être, en avril 2008, parmi les premiers pays soumis à l'examen périodique universel, a trouvé, dans les recommandations qu'elles a approuvées, une source d'inspiration dans la poursuite de son action nationale en faveur des droits de l'homme".
"Il en est, ainsi, des recommandations relatives à l'examen de l'interdépendance entre la sécurité et les libertés fondamentales, au partage de l'expérience de lutte contre le terrorisme, à la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, à la liberté religieuse, à la coopération avec le Comité des droits de l'homme et le rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste", a-t-il précisé.
"C'est précisément, dans ce contexte, qu'elle a suggéré la tenue, dans le cadre du Conseil, d'un panel qui puisse débattre des dimensions humanitaires, conséquentes aux prises d'otages", a-t-il ajouté.
M. MEDELCI a rappelé, d'autre part, que l'Algérie a procédé à la levée officielle de l'état d'urgence et que le chef de l'Etat "a fait confirmer, en Conseil des ministres, la nécessité pour les médias audiovisuels d'assurer la couverture des activités de l'ensemble des partis et organisations nationales agrées, et leur ouvrir équitablement leurs canaux".
"L'Algérie aura, ainsi, répondu à l'essentiel des recommandations qu'elle a acceptées, lors de l'examen de son rapport que j'avais eu le privilège de présenter devant le Conseil des droits de l'homme au nom de mon pays", a affirmé le ministre des Affaires étrangères.
Abordant la situation dans les pays voisins de l’Algérie, M. MEDELCI a noté que "l'accélération de l'histoire dans cette région, dont nous sommes à la fois témoins et acteurs, ne saurait éclipser la situation de non-droit dans laquelle se débattent les peuples palestinien et sahraoui".
"Elle ne saurait, non plus, légitimer les silences qui confinent au renoncement aux principes fondateurs des Nations unies, face à des cas avérés de violations des droits de l'homme. Le devoir de protection ne saurait être sélectif. En Palestine, comme au Sahara occidental, l'occupation étrangère alimente une violation des droits de l'homme et du droit international humanitaire", a-t-il déploré.
Sur un autre chapitre, M. MEDELCI a indiqué qu'"en maintenant ses efforts pour le règlement de la question des disparus dans le cadre, notamment, de la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, l'Algérie a poursuivi sa collaboration et sa coopération avec le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires".
"Ce groupe est attendu à Alger pour documenter des cas pendants dont la grande majorité aura ainsi été élucidée", a-t-il souligné.
D'autre part, le ministre a relevé que l'Algérie observe depuis 1993 un moratoire sur la peiner de mort, appui depuis trois ans la résolution de l'Assemblée générale portant sur la peine de mort et participe, depuis sa création, au groupe d'appui intergouvernemental à la Commission internationale contre la peine de mort.
Au plan de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels, il a évoqué les différents plans de développement conduits depuis une décennie et qui ont impulsé des "avancées qualitatives sans précédent" sur le niveau et la qualité de vie des Algériens.
Concernant les huit Objectifs du millénaire pour le développement, il a souligné que l'Algérie en a déjà atteints trois. Il s'agit de ceux afférents à la réduction de l'extrême pauvreté et de la faim, à l'éducation primaire pour tous et à la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et autres maladies. "Elle atteindra bientôt les objectifs prescrits en matière de réduction de la mortalité infantile, ainsi que d'amélioration de la santé maternelle", a-t-il dit.